Quito
24/05/06 01:51
Bonjour tout le monde!
Quelques minis nouvelles et quelques photos de Quito, où il fait un temps magnifique, en tout cas le matin (ca se gâte en général l'après-midi)…
Je me suis fait recruter par Joëlle et l'équipe de Sol Salud pour les contrôles de santé scolaires, ce qui fait que nous nous balladons chaque matin d'école en école dans des quartiers qui seraient peu recommandés à 2 gringas sans l'escorte d'un travailleur social connaissant tout le monde et sans balance et tabelles de contrôle de vue en guise de signe distinctif…! Ca nous permet de découvrir un Quito auquel probablement peu de touristes ont accès, tant du point de vue paysager, puisque les bidonvilles grimpent très raide sur les flancs des volcans et qu'on y a une vue plongeante sur la ville magnifique (ca grimpe tellement raide qu'à chaque pluie une ou deux maisons sont emportées en bas la falaise…), que du point de vue social (très très très glauque, entre dénutrition, maltraitance, écoles lamentables (pour ceux qui ont la chance d'y aller), dentition catastrophique, alcoolisme parental, poux et puces et angoisses de la “solitude dans promiscuité” (impressionnante dans une classe d'adolescentes!).
Ce WE on est montés à Cruz Loma, sur les flancs du volcan Pinchincha (le volcan, actif, sur lequel est construit la moitié de Quito…) par le tout nouveau télécabine, qui grimpe de 3000 à 4050m. De là, et après 4 jours en altitude, ces vils m'ont fait grimper à 4496m (merci le couteau suisse altimètre…), presque jusqu'au cratère du Rucu Pinchincha (en Quichua le “vieux”, donc inactif, par opposition au “Guagua Pinchincha”, enfant, actif, un peu plus loin). Je n'ai été sauvée que par la tombée de la nuit. C'est malheureusement le seul jour où il n'a pas fait vraiment beau, mais pour Quito ce n'était semble-t-il déjà pas si mal, il n'a pas plu (le temps des autres jours est exceptionnel!).
Voilà, sinon Carmen, Jorge et famille sont comme toujours très accueillants, et c'est chouette d'habiter chez eux. Les travailleurs de Sol de Primavera et les jeunes sont sympas, et de travailler un peu permet d'avoir un contact différent avec (les travailleurs, puisque je ne bosse pas directement avec les jeunes…).
Vendredi matin nous partons pour le sud par l'Amazonie, Carmen et famille nous accompagneront jusqu'à Puyo (vendredi est un jour férié ici) puis nous continuerons seules.
Gros bisous à tous.
Laure












